Troba

by Ian Fournier

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1.
Redis-moi encore qu’un soleil d’or Chauffera nos deux cœurs Et que la vie sera meilleure J’ai besoin des mots qui tiennent au chaud Besoin d’apaiser quelques peurs De m’égarer pour quelques heures Reprend moi encore entre tes bras Le temps d’un bruit, l’instant d’un souffle Que je m’enfuie, que je me camoufle J’ai besoin de toi entre mes pôles Pour affronter ces jeux de rôles Où je ne peux jamais être moi Refais-moi encore ce jeu des corps Qui exalte mes sens Dans l’arène ce soir, je suis sans défense J’ai besoin de ton amour fraternel Besoin de guérir mes deux ailes Avant de repartir vers le monde du dehors Redis-moi encore qu’un soleil d’or Chauffera nos deux cœurs Et que la vie sera meilleure
2.
Il y a eu la tornade, les milles mascarades Et pourtant on est toujours là Il y a eu les silences, les nuits d’indifférence Et puis les matins dans tes bras Amour en étincelles, t’a mis le feu aux foudres Et le brasier refuse de se dissoudre Elle brûle encore notre chandelle Il y a eu les repaires, l’épopée des chasses aux vipères Et pourtant on est toujours là Les autres avec leurs fusils ont souvent tirés dans nos vies Mais sans faire trop de dégâts Amour en étincelles… Y’a eu ben la vie rude, sans vacances dans le sud Et pourtant on est toujours là Toujours prêt à refaire ensemble une nouvelle guerre Ensemble un nouveau combat Amour en étincelles…
3.
Ô dis-moi capteur de rêve quand les songes obscurs Du fond de nos âmes s’élèvent en un vent de froidure Comment faire taire ces légendes, ces noires prophéties Tumultueuses sarabandes, ignobles, sans merci Et les cauchemars papillons dans les filets de chair Dis-moi s’il y a quelques lumières à l’horizon Jusqu’à quelle nuit, le corps battu, filerai les soucis Trouée la voile, perdue l’étoile, échouée sur la grève Jusqu’à quelle nuit, le corps battu, filerai les soucis Invente-moi une trêve Ô dis-moi capteur de rêve quand les songes obscurs Tracent su nos peaux la blessure d’un violent coup de glaive Comment avancer dans la peur, dans la traversée des noirceurs Armé du seul feu de l’étincelle de nos yeux Sur le chemin des somnambules, des drapeaux noirs qui se bousculent Dis-moi qu’un guide est là pour nous ouvrir la voie Jusqu’à quelle nuit, le corps battu, filerai les soucis… Pluie de pensées tourbillonneuses dans les abîmes creuses Torrent de tourments qui se lève, Ô capteur de rêve Je donne tout ce dont je dispose, un cœur je sais c’est peu de choses Mais je promets qu’il est sincère et qu’il fera l’affaire Je donne tout ce dont je dispose, je sais c’est peu de choses Invente-moi une trêve
4.
Bercer les souvenirs d’hier Toutes ces images et ces voix Ces bribes d’autrefois Caresser les tourments du passé Les mettre bien à l’aise au creux De nos secrets les plus vieux Quand la nuit noire s’élève au hasard des pensées Reste la lumière au fond des paupières Pour me faire avancer Enlacer les rêves d’enfance Les visions, les désirs fugaces Étouffés aux années qui passent Chavirer dans les cauchemars anciens Encore la tête entre les mains Égaré dans de vieilles impasses Quand la nuit noire s’élève au hasard des pensées Reste la lumière au fond des paupières Pour me faire avancer Adorer les images figées Des bonheurs d’un petit garçon Caché dans une autre saison Fracasser le miroir du temps Refuser de voir en avant Bien agrippé aux illusions Quand la nuit noire s’élève au hasard des pensées Reste la lumière au fond des paupières Pour me faire avancer
5.
03:12
Quand elle me fait poser les pas Sur des chemins nouveaux pour moi je la suis Dans ses rencontres inattendues Ces pièges, ces collets tendus, inédits, je la suis Quand elle s’amuse à trafiquer Les plans que j’avais ébauchés, je la suis Pis quand elle s’incarne en parole Quand ses mots perdent la boussole, je la suis, je la suis La vie coule dans mes veines dans tous les décors sur toutes les scènes Quand j’embarque dans son manège elle me bouscule et me protège La vie qui me rend forte et vive qui m’invite sans cesse à la suivre Même si je sais qu’au bout des jours elle s’enfuit, je la suis Quand elle me garde la tête froide Dans les dangers, les mascarades, je la suis Et quand elle m’attendrit le cœur Pour que j’aide un frère ou une sœur, je dis oui, je la suis La vie coule dans mes veines…
6.
Ça sent le feu, ça sent le bois Il y a peu de temps que tu n’es plus là Je suis déjà passé par ici Ça sent le bois et ton odeur aussi J’avais un amour indéfinissable Intense et flou comme une tempête de sable Je la suivais dans l’itinéraire ancien Tracé par des milliers de peuples d’humains Et quand parfois il m’arrivait de la toucher Nos corps de fête ne pouvaient plus se délier Même si elle avait tout du cheval sauvage Secrètement je la voulais dans ma cage Ça sent le feu… J’avais un amour cruellement redoutable Qui ressemblait à une danse avec le diable Et je sais que parfois dans ce circuit d’errances Elle me regardait sans dévoiler sa présence C’était magnifiquement insupportable Et le jeu me rendait fou et vulnérable Mais déjà il me fallait reprendre la route Suivre sa trace pour l’attraper coûte que coûte Ça sent le feu… J’avais un amour flou et périssable Qui d’un seul coup a déserté ma fable Si depuis lors j’ai bel et bien perdu sa trace Je continu à la chercher dans l’espace
7.
Dans la civilisation où le mensonge est maître Comment fera-t-on naître de nouveaux horizons? Dans la ville de béton où le dollar est maître Comment fera-t-on naître de meilleures relations? Dans les tavernes sans fond où le poison est maître Comment fera-t-on naître des hommes de raison? Mystère, comment faire ici la lumière Sur un monde obscurci qui se perd Je ne veux plus des illusions Dans la nuit des vagabonds où le poignard est maître Comment fera-t-on naître un monde sans trahison? Dans les amours d’occasion où le plaisir est maître Comment fera-t-on naître la fin des agressions Mystère… Dans les dédales obsessifs où tous les fous sont les maîtres Comment fera-t-on naître l’équilibre émotif Dans les rangs des garnissons où le combat est maître Comment fera-t-on naître l’esprit de compassion Mystère…
8.
02:12
9.
Un jour tu m’observe avec crainte, le lendemain, je suis ta lumière Tu joues l’amour avec des feintes et ce pressant besoin de plaire Difficile de déchiffrer le style de ton horoscope falsifié Et je balance sur le fil de tes amours égratignés Un jour je croque dans ta chair, le lendemain je ne te connais pas J’aimer jouer avec tes nerfs quand tu passe de vie à trépas Difficile de voir mon profil dans un périscope trafiqué Et tu suis comme tu peux le fil de mes conversations brouillées Moi je me dis légère : au diable les bois, les forêts, les déserts Qui n’en finissent pas, mon âme aventurière La tête la première, malgré le feu, le froid, je récite en prière Qu’elle est longue la rivière qui serpente entre toi et moi Un jour on se met en ménage, le lendemain tu reprends la porte T’es mignon avec tes bagages sous la pluie dans les feuilles mortes Mais quand je rampe en suppliant pour te ravoir à l’intérieur Tu es le charmeur de serpents qui possède les clés de mon cœur Moi je me dis légère…
10.
Avec mon estime de soie Et ma confiance de verre Je vais passer l’hiver au froid Au froid Je pèse mes mots si souvent Que je finis par me taire Me terre blottie dans le printemps En solitaire Les gens parlent si fort Que je préfère être d’accord Et au milieu de la fanfare Je me faufile fragile et je repars Avec ma toute petite voix Ma route intime sans trottoir J’en ferai encore des cents pas Loin des regards Je ferme les yeux si souvent Pour dissimuler au dehors La timidité qui me mord Me glace le sang

about

Enregistré à Cuba dans des casas particulares de la région de Trinidad durant l’hiver 2018 avec la participation de plusieurs musiciens cubains, Troba propose des chansons planantes et romantiques qui porte à la réflexion. Guitares, mystères et rythmes cubains côtoient les sons ambiants recueillis par l’artiste dans son voyage inspirant au pays de la musique, des vieilles voitures et… des chiens errants!

credits

released April 24, 2018

Paroles, musique, guitare et voix : Ian Fournier
Violon (chanson 1 et 2) et percussions (chanson 5) :
Juan Miguel Chaviano Fleites
Percussions (chanson 1) : Guillermo Ramon Galan
Guitares (chanson 4) : Manuel Alejandro Vaillant
Contrebasse (chanson 5) : Mey Lin Chaviano Fleites
Guitare (chanson 5) : Rachid Abrahan Lopez Gomez
Photos : Sonia Gauthier
Graphisme : Émily Lapierre
Production : Ian Fournier - 2018 - IFMS10
© Ian Fournier 2018 (socan)

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about

Ian Fournier Sherbrooke, Québec

Auteur-compositeur-interprète singulier, guitariste inventif à la voix sensible et à la plume vive et profonde, Ian Fournier propose des chansons fine et vibrantes où le désir de dire prédomine. Introspection, poésie, teintes d’humours et d’espoirs, l’artiste nous amène dans un univers intime où les réflexions côtoient les rires. ... more

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