Mon cher Théo

by Ian Fournier

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1.
Sur les terres de Hollande, une vieille âme errante Visitait les sentiers tout empreints de beauté Dans un corps de mortelle, elle scrutait les étincelles Des horizons brumeux humides et mystérieux Cette âme indifférente Lente étoile filante Peint des toiles enivrantes Silencieuses escapades et longues promenades Pour de cette nature bien saisir le murmure Amoureuses textures que l’œil vif capture Elle saisissait l’essence, l’essentiel, le sens Cette âme indifférente... Sur les terres de Hollande, une vieille âme errante Elle saisissait l’essence, l’essentiel, le sens
2.
Imprègne-toi de la nature La plupart n’y prête guère d’attention Il y a voir tant d’horizons De chefs d’œuvres de couleurs pures C’est le grand seigneur qui peint Les champs de fleurs et les jardins C’est le grand seigneur qui fait Des toiles de fleuves et de forêts Imprègne-toi des paysages De tableaux vivants inédits Dieu illumine les rivages Où l’homme viendra faire son nid C’est le grand seigneur qui peint… Et pendant que les sots applaudissent Faiseurs de bruit indélicats Aux œuvres des peintres de jadis Ceux d’aujourd’hui… ne mangent pas Imprègne-toi de la campagne Ses teintes lumineuses et jolies Le soleil colore la montagne Les bois frétillent sous la pluie C’est le grand seigneur qui peint…
3.
4.
Toujours la vue des étoiles me fait rêver Presque endormi sous le voile de leur beauté Ce spectacle génial, illuminé Me ravis et m’emballe Toujours la vue des étoiles me fait rêver Impression de cristal sur fond de voie lactée Je me dis qu’à la mort on atterri dans une aurore boréal Sur une de ces boules d’or Avant que de voir la flamme s’éteindre Je vais continuer à peindre Ces feux-follets dorés Qui brûlent en mille teintes Toujours la vue des étoiles me fait rêver Je les forces sur ma toile à scintiller Ces points de fuite enfuis bien loin d’ici Nourrissent mon escale dans cette nuit estivale
5.
6.
Il est bien triste d’imaginer Au prix qu’on achète les couleurs Notre œuvre restée sans valeur Il faut pourtant créer Quelque chose de sérieux qui ait une âme C’est vrai la vie est une lutte Elle nous bouscule et nous chahute On reste allègre et enjoué Pour y réaliser Quelque chose de sérieux qui ait une âme Mon corps sans rien exagérer Tiendra encore 6 à 10 ans Je travaille fort en attendant Pour pouvoir terminer Quelque chose de sérieux qui ait une âme Oui mais j’ai bon espoir mon frère Après tes sacrifices immenses De t’offrir des toiles intenses J’ai bon espoir de faire Quelque chose de sérieux qui ait une âme
7.
Avez-vous vu Toulouse-Lautrec En train de discuter avec le peintre Pizarro Un verre au Café Tambourin Avec Bernard et Gauguin à parler de Oh non la vie n’était pas triste Pour cette colonie d’artistes Dans le Paris des impressionnistes Avez-vous déjà vu Monet S’attaquer à son chevalet À grand coup de pinceaux À la boutique du père Tanguy Acheter les couleurs qui Feront de nous des héros Oh non la vie n’était pas triste… Avez-vous déjà vu Signac En train de peindre au bord d’un lac Le magnifique Mont Blanc Avez-vous déjà vu Renoir Terminer un portrait de soir Fatigué mais content Oh non la vie n’était pas triste… Avez-vous déjà vu Vincent Dans un pré ou dans un champ Ou encore chez Théo Sans bruit il cherche la genèse La clé, le mystère, la synthèse Des estampes japonaises
8.
9.
04:12
Découvrir les tons, les nouveaux horizons Les champs de couleurs, les pétales de fleur Le temps des moissons sous une autre saison Qu’il est bon de sentir le Jaune, que c’est beau le jaune, sous le soleil du midi J’ai le regard ébloui et le soleil en haut qui trône Explosion de jaune, impression de cyclone Ah Théo, que c’est beau le jaune Les couleurs éclatent et puis sur ma palette Frénésie et hâte, je les lance, je les jette Peindre la clarté puissante et pigmentée Je veux expérimenter le Jaune, que c’est beau le jaune, sous le soleil du midi… Rechercher les secrets des peintres japonais Sous des cieux plus cléments cerner les éléments Un soleil, une lumière, jaillissant comme l’or Souffre pâle, citron, je veux encore du Jaune, que c’est beau le jaune, sous le soleil du midi…
10.
Au dessus de la maison jaune Le ciel s’est assombri soudain À l’arrivée de Gauguin Iris et Tournesol Fanés dans le jardin À l’arrivée de Gauguin Le rêve d’une école du Midi De peintres réunis Longtemps espéré s’évanouit Car l’ami imbu de lui-même Déchaîna des torrents de haine Qui ont tout détruit Au profond de l’âme fragile Quelque chose se brisa soudain À l’arrivée de Gauguin Disputes interminables Dans l’absinthe et le vin À l’arrivée de Gauguin Le rêve d’une école du Midi Comme sorti du Café le soir Le drame jaillit À l’arrivée de Gauguin Et dans le noir Une lame de rasoir à la main À l’arrivée de Gauguin Le rêve d’une école du Midi
11.
Il y avait les sons, les évanouissements Les hallucinations et puis l’abattement J’ai perdu ma raison, j’ai coupé le contact Dans les portes qui claquent de l’imagination Quand j’ai repris conscience confiné au silence De la chambre aux murs pâle d’un quelconque hôpital Épuisé d’un combat que l’on ne gagne pas Dans la ménagerie des fous et des toqués On y entend des cris mais ça peut rassurer De se voir dans autrui, de voir la maladie En voyant mes comparses dans leurs angoisses éparses Je revis la terreur qui terrasse le cœur Je comprends que le mal frappe partout sans égal Je redoutais les crises qui prennent par surprise Je redoutais l’horreur qui grandit d’heure en heure Je me console un peu en voyant que c’est pareil pour eux Dans la ménagerie des fous et des toqués L’écho des corridors, les blessures sur le corps Les désirs évanouis, l’âpre mélancolie Et ardemment souhaiter, ne plus se réveiller Tous les épileptiques comme moi dans l’orage Dans l’enfer de leur cage entre les diagnostiques Les mains sur le visage, pâle et blême abdiquent
12.
13.
Travailler sans ménagement N’être ni lâche, ni fainéant Ne rien récolter en retour Que la faim et la méfiance autour Mais n’est-ce pas curieux de voir nos amis vivants Tant souffrir du manque d’argent Quand on voit qu’à prix d’or Se vendent les toiles des peintres morts On doit se tuer à la tâche pour vivre encore On doit ignorer les nombreux remords Qui paralysent l’esprit, le cœur Sans surprise, ça fini qu’on en meurt Mais n’est-ce pas curieux de voir nos amis vivants… On fini par se sentir coupable et presque malhonnête La vie bien loin d’être une fête devient lourde et inconfortable Mais n’est-ce pas curieux de voir nos amis vivants
14.
15.
03:56
Éclaireur silencieux, grand dompteur de lumière Pourchasseur d’éphémère au destin ombrageux Je te salue du bas des chemins de misère Tes envolées spectrales dans les champs, dans les vals Ta peinture en éclair vibrante et solitaire Je te salue du bas des chemins de misère Paysans hollandais ennobli par ton trait Dans leur labeur austère et le noir de leur terre Je te salue du bas des chemins de misère Ton œuvre déployée dans l’urgence de faire Et ta fragilité dans le choc des enfers Je te salue du bas des chemins de misère Des corbeaux dans les airs, un coup de révolver La finale d’un drame champ de blé long et calme Je te salue du bas des chemins de misère

about

Ian Fournier présente Mon cher Théo, un album hommage au peintre Vincent Van Gogh.Inspiré par la richesse des lettres de Van Gogh à son frère Théo, Ian Fournier nous présente la démarche créatrice d’un artiste visionnaire et passionné. La vivacité des couleurs de Vincent n’a d’égale que l’éloquence des descriptions qu’il fait de son travail dans les lettres à Théo. Ian Fournier s’est entouré des musiciens Benoit Converset (contrebasse) et Bernard Riche (batterie) pour réaliser un album chaleureux qui mélange musiques, chansons et lectures de lettres.

credits

released November 23, 2016

Voix, guitares paroles, musiques des chansons et mixage : Ian Fournier
Musique des lettres: Benoit Converset et Bernard Riche
Prise de son : Alex Bouthillette
Conception de la pochette : Émily Lapierre
Production : IFMusiques
© Ian Fournier 2016 (socan)
Réalisé par Ian Fournier durant l'année 2016
Ce projet à été rendu possible grâce au soutien financier du programme : Fonds d’initiative culturelles du Val-Saint-François avec l'aide de la MRC du Val-Saint-François, du ministère de la Culture et des Communications du Québec et de la municipalité de Lawrenceville.

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Ian Fournier Sherbrooke, Québec

Auteur-compositeur-interprète singulier, guitariste inventif à la voix sensible et à la plume vive et profonde, Ian Fournier propose des chansons fine et vibrantes où le désir de dire prédomine. Introspection, poésie, teintes d’humours et d’espoirs, l’artiste nous amène dans un univers intime où les réflexions côtoient les rires. ... more

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